Zoom sur… L’assainissement collectif

13 novembre 2012

 

En adoptant, en 2006, un ambitieux schéma directeur, la Municipalité entendait rattraper l’important retard d’équipement de la commune en matière d’assainissement collectif. Si tout n’a pas encore été réalisé, les progrès sont tout de même bien réels. Mais toute chose a un prix…

En 2006, seules les parties les plus denses du bourg étaient raccordées à l’assainissement collectif. L’amélioration du réseau a d’abord porté sur le doublement de la capacité de la lagune et l’optimisation de ses performances d’épuration par le curage et un dispositif d’aération des effluents, qui donne désormais satisfaction en limitant les nuisances. 

L’extension du réseau de collecte s’est ensuite portée sur les secteurs d’urbanisation nouvelle, le long de la D103, ce qui a permis cette année de compléter le raccordement des habitations situées aux Martins et de préparer l’avenir, par le bouclage des Michauds et des Picards à l’horizon 2015. Les années précédentes, ce sont les secteurs du Bout et du Martoret qui avaient été raccordés.

Au total, ce sont près de 400 000 Ä qui ont été consacrés depuis 2008 à l’extension du réseau. Aujourd’hui plus des deux tiers des foyers de Péronne (175) sont raccordés au réseau collectif, et cette performance s’accroîtra encore par le bouclage des Michauds et des Picards, qui marquera l’aboutissement du plan de zonage adopté en 2006.

Toutefois, comme dans toutes les communes en milieu rural peu dense, les participations des usagers ne suffisent pas à « couvrir » les dépenses du service, loin s’en faut. Qu’il s’agisse du prix de raccordement (actuellement 900 Ä pour un logement existant et 3 500 Ä pour un logement neuf ou rénové) ou de la redevance sur les consommations (1,40 Ä / m3 consommé), le budget d’assainissement ne parvient pas encore à l’équilibre, d’autant plus que les subventions à l’investissement apportées par le Département ont été supprimées. Des solutions existent ; elles consistent à répartir aussi équitablement que possible la charge entre les usagers actuels par la redevance, les usagers futurs par les droits de raccordement et l’emprunt, et le contribuable communal par une participation du budget communal à l’équilibre du service. Dès cette année, le budget communal apportera  donc une subvention d’équilibre de 60 000 Ä

Ensuite, le Conseil municipal prendra ses respon-sabilités et rendra son arbitrage à la fin de l’année, afin de garantir durablement l’équilibre financier de ce service, indispensable à l’environnement de tous.

Jean-Christophe Malpeyre